
Rendez-vous samedi 27 juin de 11h à 16h30 à l’école. Spectacle des enfants à 11h puis maxi sucré-salé (repas à partager) puis diverses animations et jeux.
Rendez-vous ensuite à 20h30 à la salle Cosmao Dumanoir pour un grand Fest Noz.
.... de Bretagne et d'ailleurs.......

Rendez-vous samedi 27 juin de 11h à 16h30 à l’école. Spectacle des enfants à 11h puis maxi sucré-salé (repas à partager) puis diverses animations et jeux.
Rendez-vous ensuite à 20h30 à la salle Cosmao Dumanoir pour un grand Fest Noz.

Le nouveau conseil serait organisé autour de trois collèges, respectivement composés d’acteurs associatifs, d’institutionnels et enfin de personnalités « choisies pour leur contribution au rayonnement de la Bretagne ». La composition du premier collège parait devoir dépendre de la volonté de participation et de la représentativité des associations et devrait s’avérer assez évidente. En revanche, les membres des deux autres collèges doivent être nommés directement par le Conseil régional, ce qui pose d’évidents problèmes en terme de représentativité et de processus démocratique. Il serait ainsi souhaitable que les propositions du Conseil régional pour le troisième collège « personnalités » soient validées par le premier collège afin d’éviter toute dérive dans le choix des personnes nommées.
En outre, le second collège qui regrouperait les acteurs institutionnels favorise largement des acteurs dépendant des financements d’Etat et boycotte totalement l’initiative privée en matière culturelle. Ni association, ni institution, des structures largement impliquées dans la vie culturelle bretonne, comme par exemple la Coop Breizh ou le magazine ArMen, devraient pourtant disposer d’une représentation au sein de tout organisme se voulant représentatif. Ce choix privilégie une conception de la culture émanant de l’Etat au mépris d’une conception émanant de l’initiative citoyenne. Surtout, à l’heure du développement important des fondations et du mécénat, ou les fonds privés sont régulièrement utilisés pour le développement culturel, il apparaît franchement anachronique de faire l’impasse sur cette catégorie d’acteurs.
Enfin et alors que va se constituer ce comité consultatif, qui peut être une bonne chose pour l’avenir, il est bon de souligner que les budgets alloués à la « culture bretonne » dans son acception habituelle ne représentent même pas 10% de l’ensemble des budgets culturels des collectivités bretonnes. Au-delà de la création de ce comité consultatif, seule une remise à plat des politiques culturelles en Bretagne permettrait une harmonisation par le haut des moyens afin de permettre la prise en compte des attentes de tous les publics.
Alors que la richesse et la vitalité culturelles de la Bretagne sont évidentes, les politiques culturelles de nombreuses collectivités bretonnes, notamment celle du Conseil régional de la Bretagne administrative, en restant largement calquées sur la politique de l’Etat, n’en permettent pas une véritable mise en valeur.
Pour le Parti Breton, Jacques-Yves Le Touze membre du Bureau national

Le Parti Breton partage l’avis du président Le Drian sur l’importance primordiale de l’enseignement pour le développement du nombre de locuteurs et soutient sa proposition de création de bourses pour les futurs enseignants de et en breton. Il est cependant assez étonnant que cette initiative ne soit prise qu’à la fin de son mandat, soit 5 ans de perdus ; il est aussi bon de rappeler que le Rectorat demeure l’un des obstacles majeurs au développement de l’enseignement bilingue, avec sa gestion particulièrement déficiente du personnel qualifié en la matière.
Il n’en reste pas moins que les élus bretons ont la possibilité de faire un geste d’importance majeure pour l’avenir de la langue bretonne, sa pérennité et son développement : la création d’une télévision en langue bretonne ou tout au moins bilingue.
Car, si l’enseignement est fondamental pour l’avenir, il doit s’accompagner de mesures portant sur la présence sociale, culturelle et économique de la langue bretonne dans la vie quotidienne : pour résumer, que peut-on proposer actuellement à des enfants scolarisés en breton comme programmes réguliers télévisuels ? Quelques minutes avec « Mouchig Dall » le mercredi matin et encore faut-il que cette émission ne soit pas annulée pour telle ou telle raison ! La Bretagne est le seul pays sur la façade atlantique européenne dans cette situation : de l’Écosse à la Galice, tous ces pays multilingues disposent de leur propre chaîne dans leur langue. Cette situation en Bretagne est totalement inacceptable.
Or, si les principales collectivités bretonnes le voulaient réellement, il serait tout à fait envisageable d’obtenir la création d’une telle télévision, soit sur le modèle de la chaîne écossaise BBC Alba ou galloise S4C, soit sur le modèle corse Via Stella : la pérennité de la langue bretonne se joue là aussi. De plus, il s’agit non seulement d’un projet linguistique et culturel mais aussi économique, fournisseur d’emplois et porteur d’images fortes pour la Bretagne.
Le Parti Breton appelle une nouvelle fois les élus bretons à s’intéresser, enfin et sérieusement, à ce dossier, fondamental pour la langue bretonne à laquelle se déclare attachée plus de 80 % de la population des 5 départements bretons. En résumé, qu’attendent les élus bretons pour se mobiliser sur ce sujet ? Leur indifférence participe à l’affaiblissement de la langue bretonne, patrimoine commun de l’ensemble des habitants de ce pays et aussi, patrimoine de l’humanité.
Pour le Parti Breton, Jacques-Yves Le Touze, membre du Bureau national

Cependant, si l'on compare la situation bretonne avec celles des autres régions européennes similaires, le constat est assez décevant : la Bretagne est l'une des rares régions européennes « à forte identité » à ne pas disposer de sa propre chaîne de télévision émettant sur l'ensemble de son territoire. Cette absence de canal audiovisuel a des conséquences négatives évidentes en termes économique, culturel, linguistique
En revanche, la Bretagne va disposer de télévisions locales, avec des budgets très limités et fragmentant l'impact de la création audiovisuelle ainsi que l'information. Sauf par un effort budgétaire extrêmement important et hors de portée pour ces structures, ces télévisions locales ne parviendront pas à rendre le service qu'apporterait une véritable télévision publique pour les 5 départements bretons.
Cette incapacité à mettre en place un medium audiovisuel capable de produire documentaires et fictions de qualité et d'informer pour l'ensemble de la population concernée est une véritable exception bretonne dans le paysage audiovisuel européen.
Sans atteindre tout de suite le niveau d'une télévision comme celle du Pays de Galles, il existe pourtant des solutions intermédiaires comme celle mise en place par France Télévisions en Corse , la chaîne Via Stella (15 heures de programmes quotidiens, 30 % de la programmation en langue corse, une émission culturelle quotidienne en direct à 18h00, des documentaires,.des émissions destinées aux jeunes, de la musique, toutes les 3 heures un point sur l'actualité insulaire, des magazines politiques, de société, des débats).Voir aussi [voir l'article]
L'exception bretonne en ce domaine, c'est aussi le désintérêt quasi absolu des élus bretons pour l'audiovisuel et leur incapacité à négocier avec l'Etat et France Télévisions pour la mise en place d'un véritable service public de l'audiovisuel pour l'ensemble des 5 départements bretons. Pour le Parti Breton, il s'agit là d'une faute majeure de leur part qui freine le développement économique, culturel et linguistique de la Bretagne.
Pour la Fédération du Morbihan du Parti Breton,
Jacques-Yves Le Touze
Cette journée de Lorient du 9 décembre dernier a clôturé une série de rencontres organisées depuis quelques semaines par le Conseil régional de la Bretagne administrative.
Plusieurs questions se posent quant à ces réunions.
Bretagne, culture durable et territoires : au-delà des mots à la mode, « durable », « territoires », comment peut-on évoquer une politique culturelle pour la Bretagne en ignorant la Loire-atlantique, soit un quart de la population bretonne et un cinquième de son territoire ?
Comment peut-on justifier cette absence en s'abritant derrière son administration ? Les présidents du Conseil régional et du Conseil général de Loire-atlantique se sont prononcés pour la réunification : pourquoi ne la mettent-ils pas en pratique dans ce type de rencontres qui ne dépendent que d'eux ? Les résultats de ces débats ne peuvent être que biaisés et incomplets . De plus, le seul intervenant originaire de Loire-Atlantique se prononce contre la réunification … De qui se moque-t-on ?
Bretagne, culture et media : la télévision est un support majeur de la création et de la vie culturelle. Actuellement, la Bretagne ne dispose que de rares décrochages locaux de France 3, et de télévisions locales et départementales. Cette situation est pour tout dire lamentable par rapport à la plupart des autres régions européennes. Et que font nos autorités « régionales » sur le sujet ? Rien pour ainsi dire, attendant on ne sait quoi, espérant vaguement une collaboration entre les TVs locales et départementales, autant dire pas grand-chose . Il existe pourtant un exemple qui pourrait être suivi : la chaîne corse France 3 Via Stella, émettant 15 heures par jour, mise en place par un accord entre l'Etat, France télévisions et les collectivités corses (budget total de 3 millions € dont 700 000 € des collectivités corses) . Qu'attendent donc les collectivités bretonnes pour négocier un tel canal pour la Bretagne ? Enfin, que ce sujet soit quasiment absent de ces rencontres est pour le moins sidérant …..
Bretagne, culture et diversité : sujet bien connu et déjà traité à de multiples reprises, il est établi qu'une des caractéristiques de la Bretagne est sa diversité culturelle, dont , notamment, sa diversité linguistique . Il est pour le moins étrange que cette dimension linguistique ait été évacuée des débats de ces rencontres au prétexte que cela n'entrait pas dans les compétences de Mme Robert, vice-présidente du Conseil régional en charge de la culture….. Comment peut-on débattre de la culture en Bretagne sans y intégrer la dimension linguistique ? Il aurait été tout simple d'associer à ces rencontres les élus en charge des politiques linguistiques. Mais non, on préfère évacuer ….
Bretagne et culture bretonne : on en vient à s'interroger sur ce qu'est pour les organisateurs de ces rencontres la culture en Bretagne, organisateurs qui pour leur propre confort renvoient tout ce qui les dérange dans la catégorie « culture bretonne » …. Peut-on continuer à scinder en deux espaces distincts la culture des habitants de ce pays : d'un côté, « la culture bretonne », de l'autre la « culture » tout court ?Cette distinction est en fait fictive et contre-productive. La culture de l'ensemble des habitants de la Bretagne doit être considérée comme la culture de la Bretagne dans toute sa diversité : penser la culture de la Bretagne comme étant l'ensemble des expressions culturelles de Bretagne ,et donc, la culture de la Bretagne comme étant la culture bretonne , en clair, avoir une perspective bretonne, aussi bien nourrie de nos spécificités que de nos échanges et notre participation aux courants culturels européens et mondiaux ; c'est, à mon avis, la seule voie novatrice qui permettra d'enrichir la vie culturelle de ce pays . Malheureusement, ces débats auront souligné le conservatisme des responsables de la politique culturelle de la « Région Bretagne » qui ne veulent prendre dans « culture bretonne » que le sens le plus limitatif .
Démocratie participative ?
Ces rencontres auraient du être une magnifique occasion pour redéfinir les axes prioritaires du développement culturel de la Bretagne . Et , en ce sens, des rencontres ouvertes et participatives auraient pu donner des résultats intéressants.
Malheureusement, tout ce travail aboutit à pas grand-chose : les avis originaux et/ou divergents ne sont pas pris en compte, la Loire-atlantique est oubliée, la dimension linguistique est évacuée, la télévision n'est pas un sujet de discussion et enfin, on parle de culture en Bretagne comme l'on parlerait de culture ailleurs sans tenir compte des réalités bretonnes.